Le 20/03/08 - La Faïencerie, La Tronche (38)
Qu'est-ce qu'il se passe à Grenoble ? Alors que la Zone Art s'est démené cette année (parait-il, plus que d'ordinaire) pour dégotter une super salle : la Faïencerie de la Tronche, et de supers groupes, Prohom ou les Beautés Vulgaires entre autres, on ne comptait jeudi soir qu'une trentaine de personnes. Avouez que ce n'est pas terrible surtout quand on sait que Lull, Stereotypical Working Class ou les Beautés Vulgaires jouaient. Alors, pour vous consoler, séance de rattrapage.
Pour cette deuxième soirée des Nuits Unplugged, ce n'est pas un petit nouveau que l'on retrouve en première partie, mais le leader des Settled in Motion en la personne de Lull, (ne faites pas comme moi, prononcez « Leule » !). Pour l'occasion, il a laissé ses potes dans la salle pour investir la scène avec sa guitare. D'ailleurs, il paraît presque trop seul sur cette grande scène. Mais Lull ne se démonte pas et offre un set de près de 45 minutes. Un concert pendant lequel il délaisse le rock de son groupe pour passer à un style plus personnel avec de la pop folk. Le son est épuré, les chansons douces et la voix veloutée. Malgré un ton tout en douceur, les compos ne sont ni larmoyantes, ni mélancoliques et restent toujours très pop. Au final, les chansons tournent toujours autour du même thème, mais ça n'en demeure pas moins agréable. Lull arrive à dominer la scène et la salle et ce, avec une simple guitare. Un joli moment.
Le temps de prendre une petite bière dehors et la sonnette retentit déjà. Il est temps de regagner la salle. L'avantage quand il y a si peu de monde, c'est que l'on ne se bouscule pas pour être au premier rang. Et de là, je peux vous dire qu'on les voit bien les Stereotypical Working Class...Vous ne vous rendez sûrement pas compte, mais quand j'ai su que ce groupe jouait à Grenoble, ça a été le bonheur. (Retour en arrière : vers 15 ans, ado rebelle et boutonneuse, je m'en vais acheter mon Rock Sound mensuel. Youpi, ce mois-ci il y a un sample avec un petit groupe désigné par la rédac' comme « la » révélation métal française... Et voilà que 7 ans plus tard, je suis à la Tronche, au premier rang devant ces 5 joyeux drilles qui ne sont plus tout à fait des révélations). Ils débarquent, envahissent la scène, qui pour le coup parait bien petite, et en profitent pour sortir quelques vannes et tester la motivation du public. Passée la joie primaire de les voir enfin en vrai, ça démarre. Les chansons des deux premiers albums (Illusions et Sans repères) sont dépoussiérées à la sauce « unplugged ». L'acoustique apporte une saveur toute particulière. Sur plusieurs titres, on peut reconnaître la patte d'un Jared Leto de 30 Seconds to Mars ou de Mark de Pleymo. Sans l'électrique, leur répertoire vire complètement émo ou néo-métal. C'est le cas sur Station of Nowhere, Sans repères ou encore Last. Le chanteur, dans son style de NERD (bracelet de force et lunettes rectangulaire noire) semble être la parfaite réplique d'un « singer » américain.
Pour la dernière chanson du concert, (qui ne comportera pas de rappel) ils jouent Bustabraï, version bal déjanté du samedi soir. Le leader envoie balader sa chaise haute et se trémousse. Bustabraï, assurément la plus rock de leurs albums, est de loin, ce soir, la plus jouissive à entendre et à voir. Une vraie partie de plaisir. Au final, un excellent set avec des versions soignées de leurs titres. Seul bémol, la version d'Already Lost, que j'attendais avec impatience mais que l'on a reconnu qu'au refrain.
Après un tel concert, je vous prie de croire que les Beautés Vulgaires avaient intérêt à être bonnes (sans mauvais jeu de mots). Si vous êtes aussi inculte que moi les Beautés Vulgaires, c'est Et à part ça, tout va bien, entres autres... C'est d'ailleurs le premier titre qu'ils chantent. Dans la salle, il ne doit plus rester qu'une vingtaine de personnes. Ça fait mal au cœur. Eux aussi, ça doit leur faire drôle puisqu'ils démarrent le concert assez timidement, comme s'ils étaient dans leur bulle. Pourtant, petit à petit tout le monde avance de quelques pas. Il commence à se passer quelque chose entre le groupe et le public. Les Beautés sont hyper pros, on sent qu'ils maîtrisent leur élément. Le chanteur, aux allures de Steven Spielberg, met l'ambiance. Il reprend La maman des poissons de Bobby Lapointe et le tour est joué : je suis convaincue. Je ne suis d'ailleurs pas la seule. Le set se poursuit et chaque chanson démontre, un peu plus chaque fois, la maîtrise du groupe, que ce soit sur du ska, de la pop ou de la musique marocaine. Dans tous les cas, ils paraissent à l'aise. Le prochain titre est dédicacé à tous les étudiants expatriés à Grenoble pour les études : ils achèvent de me convaincre ! Si ce n'était pas gagné, les Beautés Vulgaire réussissent leur pari, les quelques personnes qui sont restés jusqu'au bout ne le regrettent pas.
Au final, cette nuit Unplugged fut un très chouette moment. L'occasion de voir un groupe comme les SWC, qui n'ont pas franchement l'habitude de jouer à Gre, et qui ont donné un excellent concert. On espère une seule chose, que l'année prochaine ça recommence.
Liens
Lull sur myspace
Stereotypical Working Class sur myspace
Beautés Vulgaires sur myspacePar pastill, le 02/04/08 à 22:46
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0 A peine mieux, au concert de Prohom il devait y avoir 60 à 70 personnes. Donc du coup environ 100 personnes sur 2 soirées, ça a dut faire mal !!!
le soir avec prohom remingway et fake oddity, je pense qu'il y avait une centaine de personne par contre l'ambiance était terrible, la soirée fut vraiment agréable et réjouissante ;-)
Yep Romain très bonne soirée le concert de Prohom, bonne ambiance déconne sur scène et dans le public ! 

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Outch !! 30 personnes !
ça fait sacrément mal au cul pour un concert comme ça ...
Et l'autre soirée des nuits unplugged ça a mieux marché ??