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Festival Magic Bus 2007

Le 12/05/07 - EVE, St Martin d'Hères (38)

Retour sur le festival Magic Bus qui a eu lieu sur le campus début mai et dont nous avions déjà dit qu'il était urgent de s'y rendre. Les espoirs formulés alors ont-ils été concrétisés, certains doutes de programmation esquissés à demi-mot ont-ils été balayés par des prestations convaincantes, la buvette et ses sandwichs étaient-ils à la hauteur de tout bon festival qui se respecte ? C'est de ça et de quelques petites autres choses dont nous allons parler maintenant.

Et d'abord du cadre de la manifestation cette année. Après plusieurs essais et l'expérience de la Bifurk l'année dernière, il semblerait que le festival ait trouvé la formule gagnante en investissant le campus en face de EVE. Le site avait des petits airs de festival d'été avec ses stands, ses 2 scènes en alternance et on se serait presque cru aux Eurockéennes, la boue en moins et la proximité en plus... (Comment ça j'exagère ??? de toutes façons c'est même pas moi qui ai fait la comparaison en premier !!!). Très bonne organisation donc, à renouveler si possible et en espérant que la fréquentation ait été en rapport avec l'investissement.
Venons en maintenant au fait, après cette légère mise en contexte, la musique et les groupes présents lors de cette deuxième soirée placée sous le signe du rock. Avec un peu de retard et peut-être une légère confusion dans l'ordre, les Duster' 71 mettent le starter et ont la charge de commencer le festival sous le chapiteau. Nous ne nous attarderons pas trop sur leur prestation qui a été à la hauteur de leurs précédentes performances grenobloises. Toujours autant de savoir-faire et de puissance de feu au service du rock avec un Rémi qui semblait particulièrement heureux d'accueillir ses compatriotes Breastfeeders. Rien à dire, le festival commence sur de bonnes bases.

Passage sur la petite scène extérieure pendant que les bénévoles arrosent le cour (pardon mais on est en plein Roland Garros) pour limiter la poussière sous le chapiteau (le genre de truc auquel on pense pas forcément quand on organise un festival mais qui s'avère capitale par la suite !). Ce sont les Décibelles qui ouvrent le bal des jeunes groupes en devenir et là je suis désolé mais je vais peut-être un peu méchant. Oui elles sont jeunes, oui le style est extrêmement tendance ces derniers temps et il y a comme un buzz entretenu par Myspace autour de ce groupe mais tout de même ! Je n'ai pas pu rester plus d'une chanson face à ces jeunes filles sans me pincer pour voir si je rêvais. Si leur but est de faire une musique à prendre totalement au second degré alors elles ont réussi mais pour le reste il va falloir bosser. Mise en place approximative, chant nasillard post ou préadolescent je ne sais même plus, paroles sans doutes écrites sur un emballage McDo dans le fond de leur salle de cours, présence sur scène minimum, intermède tambour style spectacle de fin d'année de la MJC, chorégraphies Star'ac... on se serait cru à la fête de la musique avant l'heure. Que des groupes ne soient pas au top dès leur début c'est normal, que des jeunes fassent leurs premières armes et cherchent leur style ok mais qu'a-t-il pris au programmateur de les mettre sur le festival ? La réserve de jeunes groupes est-elle tellement limitée que l'on a eu le droit ici au haut du panier ? Je ne le pense pas et ce genre de prestation ne sert ni le festival ni et surtout pas le groupe qui pour moi s'est plus ridiculisé qu'autre chose alors qu'elles sont justes jeunes et inexpérimentées. Pour le coup, The Gloves avec les mêmes impératifs mais peut-être pas la même maturité s'en sont beaucoup mieux sortis en mettant en avant leurs compos plus rentre dedans et plus abouties et une petite ancienneté sur scène qui fait déjà la différence.

Passons et dirigeons nous pour le second groupe sous le chapiteau avec les Elderberries qui, comme les Dusters, ne vont pas mettre longtemps à prendre leurs marques. Dès les premières notes, la couleur est affichée, tout à fond, sans retenue et sans calculs, beaucoup d'énergie et un pied qui ne peut s'empêcher de marteler frénétiquement le sol (d'où la poussière ambiante me direz-vous ?). Le groupe dans son ensemble assure avec une mention spéciale pour le batteur qui ne fait pas dans l'esbroufe mais l'efficace et surtout le chanteur  qui à lui tout seul fait décoller les jeunes clermontois. On est même presque dans la caricature tant celui-ci répond aux canons de la musique pratiquée par le groupe. Très bonne voix style rock 70's (un peu aigu mais pas trop, un peu rauque mais... pas trop, beaucoup de feeling et d'énergie c'est top quoi), pantalon moule chose, une crinière qui vole dans tous les sens mais surtout une présence de dingue qui fait oublier tout le reste et ses acolytes par la même occasion. Une bonne 1/2 heure qui comme on l'avait prévu nous a fait remonter le temps et nous montre que la valeur n'attend pas le passage des années (en tous cas pas toujours... suivez mon regard).

Nouvel intermède le temps d'installer la scène pour Melk qui malheureusement, passent après deux assauts rock terribles. Leur pop  raffinée et recherchée aurait pu passer comme une agréable transition mais la sauce ne semble pas prendre et le décalage est trop fort. Le groupe peine à installer l'ambiance propice et ce malgré un savoir faire certain et une grande maîtrise musicale. Une ambiance un peu plus feutré et intimiste aurait plus rendu justice aux grenoblois qui pour moi sont restés en dessous.
Nouveau changement de plateau, un grand backdrop est installé et les maintenant stars européennes de Grenoble arrivent, j'ai nommé Rhesus. Peu de choses à dire si ce n'est que les tournées incessantes et la participation à de grands festivals (Rock en Seine, Vieilles Charrues et autres en Allemagne et Pays-Bas la classe internationale quoi...) a définitivement fait passer le groupe dans la division supérieure. Son ultra précis avec une grosse énergie, vraie présence sur scène et interprétation magistrale, qualité des compos et des arrangements (ah le power trio, y'a pas à dire c'est le format idéal de la pop pour peu d'avoir 3 personnes de talent et au diapason) rien à dire c'est pour l'instant (j'ai bien dit pour l'instant...) la prestation la plus convaincante du festival.

Pour l'instant car la claque arrive, on la sentait sans trop espérer de peur que ce ne soit qu'une illusion mais ce que laissait présager le disque est bien arrivé... Après une balance pour la forme, les québécois de Breastfeeders investissent le chapiteau et ne lâcheront rien pendant un set énorme. Dès les premières notes la pop énergique du groupe fait mouche dans une ambiance très punk sur le plateau et dans la foule. La section rythmique est ultra efficace avec un bassiste comme on aimerait en avoir plus souvent, les guitares forment un délicieux mélange 60's parachevé par un chant tout en énergie, reste juste la place pour un peu de tambourin, ce dont se charge l'animal du groupe j'ai nommé Johnny Maldoror (2 tambourins pétés en une 1/2 heure, trois éructations d'eau sur l'objo de mon appareil photo, une tentative d'escalade des barrières en chaussures à talonnettes qui dit mieux... ?). Rémi des Duster viendra en fin de set pour une reprise bien punk, histoire de terminer sur une dernière baffe. L'ouragan venu de la Belle Province a bien eu lieu, heureux ceux qui étaient là pour y assister car ils sont repartis le sourire et la bave aux lèvres !!!

Après une ultime intervention des Décibelles, la fatigue a eu raison de mes bonnes intentions, je ne verrai donc pas les Sly and The Gayz qui avaient pourtant fait sensation l'année dernière (rumeur quand tu nous tiens mais bon cette fois on lui fait confiance). On entend de plus en plus parler d'eux et même si je n'adhère pas au style de musique on ne peut que s'incliner  devant la montée en puissance de ces jeunes grenoblois. A voir donc une prochaine fois !
Ainsi donc se termine cette longue mais tellement bonne soirée, le fan de musique rock que je suis est reparti tranquille et l'esprit confiant, le rock n'est toujours pas mort et son pouvoir addictif est toujours aussi fort. Merci à l'orga du festival, aux bénévoles qui sont le sang de ces manifestations et aux groupes qui ont donné sans compter sur les plateaux et au milieu de la poussière...

Liens
www.myspace.com/duster71
www.myspace.com/decibellesband
www.myspace.com/theelderberries
www.myspace.com/melkmusic
www.myspace.com/rhesusmusic
www.myspace.com/lesbreastfeeders65
www.myspace.com/slyandthegayz

Par willow, le 07/06/07 à 00:00

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Commentaires (2)

  • seb
  • Invité
  • Le 27/06/07 à 15:57

ahhhhhhh les breastfeeders !!!!

  • Shards_of_Narsil
  • Invité
  • Le 26/10/07 à 18:11

Merci pour ce descriptof si complet. Je vais pouvoir retrouver les groupes que j'ai adoré au concert :)

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