Je vous propose 19 minutes de douceur dans ce monde de brutes (ne me remerciez pas, je ne fais pas grand-chose dans l'histoire). Raffiné, mélancolique, calme, velouté... C'est un peu tout ça Whalefin et, son premier EP, The Beauty of the pits. Des influences à chercher du côté de Radiohead pour la voix et les mélodies pop, ou de Jeff Buckley pour l'atmosphère nostalgique. En somme, ce n'est pas pour rien que Whalefin a choisi d'appeler ce maxi « La beauté des gouffres ».
En ce mois d'avril tout pourri, comme le dit si bien Laurent Romejko, il y a des albums qui s'écoutent mieux que d'autres. Je vous laisse imaginer le ciel gris et une fine pluie dégoulinante sur les vitres, comme si c'était une fin d'après-midi d'automne. Ca y est ? Maintenant, il ne vous manque plus que la bande-son de cette journée. Et, cette BO ça pourrait être Whalefin et The Beauty of the pits. Enregistré en Bulgarie, cet album a plus à voir avec l'atmosphère des pays nordiques qu'avec l'Europe centrale. L'ambiance y est aérée et le son épuré. Les titres sont servis par une guitare sèche et, une voix chaude apportant ce qu'il faut de rondeur. Cet album pourrait être la rencontre entre Radiohead et Jeff Buckley, Baudelaire et Rimbaud. La même langueur romantique, la même poésie tourmentée sur des airs suaves et touchants.
L'EP s'ouvre sur Shine (the beauty of the pits...), une ballade romantique aux airs folk. Elle prend une tournure presque dramatique au moment du refrain quand Whalefin martèle « just shine », « just shine »...
Le disque se poursuit avec Sorry. Un titre soigné, carré, hyper propre comme sur un album de The National. Seule la voix du chanteur sort du cadre, pour s'élever dans les aigus, jusqu'au moment où elle se brise.
These countless steps est sans conteste la chanson la plus remuante de l'album, même si ici, c'est plus que relatif. Ce sera la seule note d' « optimisme » de cet EP... Surtout que non loin, se profile le titre Nightingale, quant à lui, le plus poignant. Pas d'autre mot pour le qualifier : comme un poème, c'est beau et triste à la fois. C'est un savant mélange des deux, difficile à définir.
Un 4 titres, tendre mais rugueux, nostalgique et doux en même temps. C'est un maxi à écouter seul de préférence, quand il fait gris et que les feuilles tombent des arbres.
Liens
Whalefin sur myspacePar pastill, le 09/04/08 à 23:47

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