Les daltoniens vont rater quelque chose (en plus du feu rouge.) Je veux parler de la pochette la plus colorée du moment. Des collines vertes pomme, des nuages ronds comme des morceaux de cotons, une vallée traversée par un train violet et rose : bienvenue au pays merveilleux des Basta Paï Paï. La musique de Plume de daim est à l'image de la pochette : verdoyante.
Les Basta Paï Paï ne se la jouent pas contestataires. Avec leurs chansons ils ne revendiquent rien, ne critiquent pas le gouvernement, ni la pauvreté dans le monde. Ce ne sont pas des pessimistes, bien au contraire. Leur crédo : la joie de vivre sur fond de rock ska festif.
Les dix titres de Plume de daim sont autant de petites histoires. Des contes fantastico-poético-farfelus qui souffriraient facilement la comparaison avec la géniale triste fin du petit enfant huître du non moins génial Tim Burton. Imaginez des chansonnettes avec pour protagonistes des lutins verts, un certain Mr Jacky, ou encore un Bô Bovin. Transportez tout ce petit monde dans une montagne et le tour est joué. Un univers frapadingue où la morale de l'histoire pourrait être « le bonheur est simple et beau comme la sieste », tirée du dernier morceau, Contempler. Je vous avais prévenus, c'est tout un programme.
Mais, le héros incontestable de cet album est le daim. Cet animal, (au nom de barre chocolatée) est l'emblème des Basta. Un mammifère qui ressemble de loin à Bambi (celui de Disney, pas celui des Jackson) pour mascotte, pourquoi pas ? Peut-être pour rappeler les montagnes d'où les gentils lurons des BPP sont issus. Ce qu'il faut retenir de Plume de daim ce sont avant tout des paroles biscornues, genre : « l'eau, le fromage, c'est ça qui nous met en nage ».
La musique, j'ai envie de vous dire, que c'est du ska, du rock festif ou tout ce qui s'en rapproche. L'intro de Vizir nous propulse en Inde l'espace d'un petit instant, tandis que des percus se réveillent à la fin du Retour du daim. Les rythmes varient mais restent dans la tradition ska : des cuivres en permanence, la poésie en plus.
Au final, on passe un bon moment. Des paroles délirantes accompagnées d'une bande-son mélangeant les genres, du ska au rock, font de cet album une belle réussite.
Liens
www.bastapaipai.com
www.myspace.com/bastapaipaiPar pastill, le 05/03/08 à 18:26
Je savais pas qu'il y avait aussi les Zekroniques
!

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j'avais fait un début de simili de pseudo chronique sur leur CD aussi sur Boxson :
http://www.boxson.net/chroniques.php?id=8