La fusion rap-métal a eu son heure de gloire dans les années 90. Si comme souvent la recette a été usée jusqu'à la corde ne laissant dans les mémoires que le souvenir des précurseurs pour laisser les suiveurs se débattre dans les limbes de l'oubli (n'en déplaise à certains fans de Limp Bizkit et je sais qu'il y en a !), certains continuent à maintenir la flamme avec honnêteté et énergie. Pour preuve les Lyonnais de 7 Days Before avec leur premier EP Rip it, burn it qui réserve quelques petites surprises un peu plus corsées.
On passera assez vite sur les figures imposées par le style (on n'est pas aux Jeux Olympiques et je me sens pas l'âme d'un Nelson Monford pour disserter 20 ans sur ce que tout le monde fait plus ou moins mal) : le chant se cantonne parfois à un flow rap monocorde sur une rythmique tout juste syncopée, tandis que certains plans sont peu inspirés et semblent faire office de bouche trou... Problème, le premier titre de l'EP, No defense, concentre malheureusement ces défauts et on est tenté de ne pas passer au second titre. Après un départ bien punk, la partie fusion/rap fait complètement retomber le soufflé. Les intermèdes plus calme ou métal semblent perdus et rien ne sauve le titre. On remarque juste une prod correcte mais pour une entame c'est un peu faible. Dommage de commencer les festivités par un pétard mouillé d'autant que le reste a un peu plus de gueule !
En effet les titres qui suivent, grâce à un vrai travail de composition, arrivent à trouver le petit truc qui accroche l'auditeur et révèle un groupe que l'on n'attendait plus. Silence a solution semble d'un coup respirer avec un refrain qui surprend par la qualité des harmonies vocales, Rip it, burn it profite de voix growlées qui redonnent la gnak à un titre jusque là monotone. On tend sur la fin vers le hardcore métal des familles et pour une fois c'est le petit élément de diversité qui fait du bien. Guillotine continue sur cette bonne lancée avec une intro assez calme et mélodique, mais qui donne toute de suite du caractère à la compo. Le refrain met à nouveau en avant des backvocs très convaincants qui restent dans la tête. Le passage bourrin relance bien la sauce et on reprend une petite couche de « under the guillotine... » derrière la tête sans même rechigner... From my window reprend les bons et mauvais points déjà évoqués, le couplet est sans saveur quand le refrain est vraiment bon. The dark passenger joue la carte du barré avec une intro valse-techno-soupe aux choux assez bizarre servant de transition au dernier titre, qui de façon surprenante, reprend la rythmique de la valse pour en faire une sorte de danse macabre qui finalement passe bien et se développe assez naturellement. Le mélange des genres est ici poussé dans ses ultimes retranchements mais sans en devenir artificiel pour autant. Si le début était un poil poussif, ce dernier titre permet de finir sur une impression plutôt positive.
Lorsque la fusion rap-métal s'est imposée comme un style à part entière, sa grande force venait justement d'emprunter les éléments les plus percutants de chaque style pour en faire une machine de guerre ultra-efficace. Paradoxalement les parties les plus faibles chez 7 Days Before sont celles qui sont très marquées fusion rap-métal, alors que les divers emprunts à d'autres styles sont plutôt bien vus et amènent vraiment un truc en plus. Reste au groupe à faire le tri dans ses idées, ses influences et ne garder que l'indispensable !
Liens
www.myspace.com/7dbeforePar willow, le 08/07/10 à 10:07
Live reports > 7 Days Before + Kaylz + Backroom Employees
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2 ah j'ai trouvé la version clandestine du myspace :
http://www.myspace.com/sevendaysbefore
j'adore le premier morceau. ya moyen qu'ils fassent un super concert a la fete du collège. 


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