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Stereotypical Working Class - Day after day

Année sortie
2009

Label
La Baleine

Genre
Rock metal

Trackllist
01 Calendar
02 Destructed
03 The rest
04 Looking for break
05 Narcolespy
06 Nobody's wrong
07 So sorry
08 Hartigan's last bullet
09 Bustaflow
10 Coming home
11 Still alive
12 Walk away

Stereotypical Working Class c'est un peu l'espoir qui n'a jamais confirmé. Si leur premier maxi et l'album Illusions avaient fait l'effet d'une bombe, il en a été tout autre du moyen Sans repères et de l'acoustique Stations of nowhere. Alors les attentes placées dans le combo lyonnais ne sont certes plus les mêmes, mais SWC reste une valeur sûre de la scène rock française. Il fallait donc jeter une oreille curieuse sur ce quatrième effort qui marquait le retour à l'électrique.

Ce Day after day débute plutôt « calmement » (toutes proportions gardées), les compos tendent plus vers un emo-rock façon Jimmy Eat World, comme sur Calendar, où les arpèges prennent le devant. Les mélodies sont rapidement accrocheuses, le tubesque Looking for a break et son riff deftonien devrait rapidement rester ancré dans votre tête. Une entrée en matière plutôt séduisante, c'est simple et efficace. Suit NarcholepsySWC ralentit le temps d'un morceau, tout en puissance, où se croisent en haute altitude les voix de Martin et celle de Faik Sardag (chanteur de Fake Oddity) pour un des meilleurs titres de cet opus.
Mais les Lyonnais ne se sont pas assagis pour autant et accélèrent par la suite. Les sonorités se font plus métal, les grattes se font plus lourdes, la double pédale est de sortie et la voix de Martin se fait plus rageuse. So sorry flirterait presque (j'ai bien dit presque) avec le punk hardcore avec son tempo effréné et ses chants scandés, tandis que Hartigan's bullet et son final dévastateur finit de nous dépoussiérer les oreilles.
Côté prod rien à dire, c'est du costaud, les guitares et la batterie envoient sacrément et on prend plaisir à monter le volume histoire d'en prendre plein la gueule. On regrettera par contre la basse un peu en retrait dans les compos par rapport aux précédents efforts, celle-ci se détachant seulement sur Destructed. Enfin au chant, Martin reste la grande force du groupe, alternant toujours avec facilité les moments posés, aériens et énervés.

Et si jusqu'ici SWC avait bien fait monter la sauce, Bustaflaw vient casser cette belle dynamique. Cette version funky acoustique de Bustabrai (présent sur Sans repères) apporte certes un peu de fraîcheur, mais dénote complètement avec le reste de la galette. Un choix curieux de la part du groupe. Ce morceau aurait certainement mieux trouvé sa place en fin d'album, en chanson cachée ou bien même en lieu et place du fade Walk away... D'autant que derrière, le groupe remet le pied sur l'accélérateur avec le furieux Coming home, et l'aérien Still alive dans un style plus proche de 30 Seconds To Mars. Bref rien de bien grave me direz-vous, mais tout de même un léger sentiment de frustration.

Si au final 2-3 fausses notes empêchent cet opus d'être « complet », Day after day nous tient tout de même en haleine durant ses 42 minutes, là où Sans repères s'essoufflait au bout de 5-6 titres. Un album qui sans être original n'en est pas moins efficace et varié, à coup sûr le plus mature du groupe. SWC affirme son style et a enfin trouvé la bonne formule entre rock, emo et metal. De quoi vivre de futurs bons moments en live...

Liens
SWC sur myspace
Day after day en écoute intégrale sur Deezer

Par low-ik, le 02/02/10 à 17:00

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