Première chose et histoire de rassurer tout le monde, non nous n'avons pas vendu nos vieux albums et trésors musicaux pour investir dans l'intégral de Proust aux éditions de la Pleiade, non nous n'allons pas transformer notre chère site en rendez-vous de littérateurs verbeux et prompt à la controverse (pour ça il reste les chroniques des concerts de hardcore...) Juste pour une fois, un petit gars de chez nous a fait un truc inouï et un peu insensé en cette ère du tout numérique, il a sorti un livre ! Mieux même c'est son deuxième et il va en plus récidiver...
Brice Tollemer est un Grenoblois qui non content d'être un féru de musique a décidé d'en parler et surtout d'écrire sur les groupes qui ont forgé sa passion. Après une première biographie sur Rage Against The Machine paru aux éditions Camions Blancs (très bonne collection en passant, même si parfois inégale dans la qualité des auteurs), il s'attaque cette fois ci à Pearl Jam à travers l'album Vitalogy dans une approche déconcertante mais qui a le mérite de l'originalité.
Habitués des livres hagiographiques sur votre groupe préféré, compilateurs du moindre fait et geste de votre idole emperruquée, passez votre chemin ou mieux ouvrez sans à priori ce petit livre d'une 60ne de pages. En effet ici point d'anecdotes croustillantes ou de chronologies à la semaine près mais un renversement des rôles bien vu. Partant de l'idée que la valeur d'une œuvre, outre ses qualités propres, repose aussi sur ce qu'elle provoque et la façon dont elle devient partie intégrante de la vie de l'auditeur, la collection solo demande à des écrivains de raconter leur expérience avec un album, une pochette, un live ou un simple 45t.
Brice Tollemer se prête ici au jeu dans un récit parfois dense à lire, tortueux dans ses réflexions, mais qui laisse à voir une partie intime de ses réflexions. En effet, tout en dressant le contexte de l'époque, propice à une compréhension plus large de Pearl Jam et du phénomène grunge, on plonge pratiquement à main nue dans la tête de l'adolescent qu'a été l'auteur pour comprendre l'adéquation qui a pu exister entre ses aspirations, ses désillusions et ces quelques groupes qui n'avaient pour point commun que leur origine géographiques et que l'on a eu tôt fait de mettre dans le même panier. L'intérêt du livre réside là, ce mélange de considérations psychologiques sur cet état d'adolescence qui trouve une résonance dans cet album, alors que le groupe lui même est en pleine crise face à sa soudaine popularité. Le tout est replacé dans le contexte de cette « folie » grunge qui, quelques années plus tard, reste toujours un peu incompréhensible.
Si la structure même du récit, le mélange des genres, prête parfois à confusion ce petit livre se démarque tout de même par la qualité d'écriture de son auteur. Trop souvent les biographes musicaux, sous couvert d'une vaste connaissance de leur sujet, oublient qu'ils écrivent un livre avant tout (ils auraient pour certains tout aussi bien fait d'écrire un article pour Wikipédia !). Ici le style est naturel et permet de se laisser porter sans à priori avec même parfois un certain plaisir de lecture que l'on était pas forcément venu chercher ici. Deuxième grande qualité de Brice Tollemer, c'est sa grande sincérité face à son sujet. On sent que ce qu'il raconte c'est lui, son expérience, ce qui l'a certainement construit et amené là où il est et cette sincérité est bien plus éclairante pour comprendre non pas l'album ou le groupe mais son impact sur le public. Finalement, on se rend compte que ce renversement des rôles en dit bien plus long sur l'œuvre, son contexte et la façon dont elle est reçue qu'une analyse partant du haut, de l'artiste.
Si comme moi vous êtes de ceux qui pensent qu'un morceau peut changer la vie de quelqu'un, que la musique n'est que la bande son de nos vies et que, à un moment ou à un autre, ce Vitalogy a été votre bande son, jeter un oeil sur cet ouvrage léger (une 60ne de pages même le Marc Lévy de l'été est plus volumineux !) mais pas futile d'une collection originale.
Liens
Site de l'éditeurPar willow, le 11/10/09 à 18:54
le chieur (qui porte décidément bien son nom même une décennie après) tu remarqueras le fait que je mette côte à côte Pearl Jam ET le grunge et que je ne les confond pas ce que fait également l'auteur dans son petit récit... On est d'accord sur le fait que Pearl Jam ce n'est pas du grunge mais que à l'époque on a associé les 2 ce qui a aussi participé au malentendu entre le groupe et la faune journalistique.
ptain comme t'es cool.
moi j'y aurais juste répondu "va chier" à l'autre tete de pioche là.
ce qui m'étonne c'est qu'il y pas de faute d'orthographe, donc c'est pas un ado qui vient de découvrir le grunge sur wikipedia. donc c'est un vieux comme nous qui y était. putain qu'est ce qu'y t'ont fait pour que tu sois casse-couille comme ca mec ? c'est un coup des américains ?
Ahahaha
Tout ce que j'ai à dire c'est que j'ai passé un an en terminal avec Brice car nous étions voisins de tables dans la même classe, et que ce gars-là est une encyclopédie vivante du bon-goût rock.
Et aussi un immense fan de X-files 
Et au passage un gars fantastique.
alors les filles on s'excite?? et non jai pas 14 ans et oui jai vécu cette période, et non je nai jamais compris pourquoi les journalleux mettaient pearl jam et le grunge dans le meme sac, mother love bone et encore, mais à part ça!!! moi quand jecoute pearl jam je n'entends que du rock, meme pas du heavy ou autre étiquette à la nimporte nawak ,c'est dire! pour moi c'est une hérésie, pearl jam et le contexte grunge, déja le postulat est pourri d'entrée de jeu, et au fait moi aussi je suis une encyclopédie vivante mais du rock, pas que du bon gout! ahahahahahah mort de rire...allez les filles cest pas le tout mais je dois aller faire regler mon sonotone, les concerts de motorhead ça use
pour les grands fans, coffret collector :
http://fr.sonymusicdigital.com/pearl-ja … ls/5747677

[+] Plus de news



Ça faisait un petit moment déjà que la scène black s'était calmée en Rhône-Alpes, il faut dire que la fermeture de salles...
Petite énigme du jour : comment remplir l'affiche du Dock un vendredi soir de Novembre...? Inviter Los Disidentes Del Sucio... 
La Savoie n'a pas que le blanc et le reblochon, elle a aussi Underscore ! Underscore c'est cette formation chambérienne qui a eu...

Quand bière, sueur et punk-rock décident de copuler avec la sociologie cela donne Ma petite entreprise punk, sociologie du... [+] Plus d'articles sur le blog

The Amsterdam Red Light District + Arteries Shaking
2° soirée Underzine cette fois-ci au Brin de Zinc de Chambéry, le...
Voir la galerie (18 photos)
[+] Plus de galeries
pearl jam et le grunge??? pas vraiment non! a peine précurseur et encore et surtout se sont vite éloignés du mouvement, vedder en tete!!!!et puis ils n'ont jamais sonné grunge et le son du grunge à la limite du punk revisité, les accords décharnés, a la limite de la justesse ont cimenté le grunge!