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Rerpekusound #3

Le 25/04/08 - Eurexpo, Lyon (69)

Pour sa troisième édition, la soirée rock du Reperkusound nous offrait une affiche bien plus qu'alléchante. On peut vous dire qu'on n'a pas été déçus du voyage et on en a eu pour nos oreilles. 3 scènes et 14 groupes, on n'était pas trop de deux pour vous raconter tout ça ! Review croisée...

low-ik
Les hostilités débutaient à 18h30, et forcément le temps de sortir du taf et de se diriger vers Lyon, nous n'auront pas la chance de voir les premiers groupes. Du coup bye bye The Amsterdam Red Light ainsi qu'Aqme. Nous arrivons juste pour les dernières notes de The Reaction, qui jouait sur la scène découverte devant... 3 personnes (sic). Et oui, début de soirée, Eurexpo se remplit petit à petit, du coup c'est pas toujours simple pour les premiers. Mais bon il en faut bien un qui commence comme on dit...
Un petit tour rapide sur la seconde scène pour voir les dernières grimaces de Rico et ISP. La première vraie prestation à laquelle nous avons pu assister est celle d'Eths sur la grande scène. Devant un public assez jeune (les « vieux » restant derrière en attendant la suite qui s'annonce chaude), les 5 marseillais débarquent avec leur metal bien lourd. Ca sent le gros riff, Candice est toujours aussi impressionnante, alternant parties susurrées et gutturales au chant, le bassiste lui, nous gratifiant de quelques fameux hélicoptères avec ses longues dreads. Malgré une envie certaine de faire bouger nos cheveux (même si j'en ai plus beaucoup), on a du mal à se mettre dans le concert.  En effet, le son est très mauvais et paraît étouffé, du coup difficile de vraiment profiter. On craint alors pour les shows suivants...

willow
Reprise du flambeau (même si en ce moment ça  craint de porter une grosse bougie à bout de bras...) pour une prestation entraperçue de Benighted sur la deuxième scène. Un son un peu moins dans tous les sens, tout au contraire du public, qui se lâche complètement suivant l'exemple donné sur scène. Jouant un death-grind-hardcore très velu, le groupe pratique un jeu de scène au diapason de sa musique... extrême ! Le bassiste finit dans la fosse trouvant que le public est un peu timide (avis que personnellement je ne partageais pas vraiment jusqu'alors), le chanteur s'accroche aux barrières comme un animal forcené et le batteur enquille les breaks biens méchants à toute berzingue. Autant dire qu'il faut un petit entraînement et une certaine habitude pour tenir 45 minutes à ce rythme ! Pour ma part, Benighted fut intense mais après un quart d'heure, direction la grande scène pour Inspector Cluzo et une musique plus douce...
Une petite batterie, un gros ampli, il n'en faut pas plus pour ce duo groovy rock plein d'humour. Une voix avec du grain, une batterie qui se suffit à elle-même pour remplir l'espace, une guitare pleine de riffs 70's et le public est conquis malgré la formation minimaliste. Après un Fuck the Bass Player de bon aloi, on sent que la soirée commence à monter en puissance, et on remercie Inspector Cluzo d'avoir permis de se purger un peu les oreilles pour repartir du bon pied.

low-ik
Et après la prestation de ce duo, on a beau courir aux 4 coins d'Eurexpo à la recherche du moindre son, mais rien ne se passe ! En effet, les organisateurs n'avaient pas prévu ça, on a pris du retard du côté de la grande scène et du coup on se retrouve avec un trou d'un quart d'heure. Le temps de se ressourcer à la buvette et c'est reparti !
Les Fishbone et leur armada de 7 musiciens entrent alors en action ! Une entame assez calme avec du reggae vient contraster avec tout ce qu'on avait pu écouter depuis le début dans ce festival. Mais passé le round d'observation, les ricains vont petit à petit faire monter la température et accélérer la cadence. Les compos s'orientent de plus en plus vers le ska et le rock, et sur scène ça sent la bonne humeur. Le saxophoniste, le claviériste et le trompettiste alternent au chant  avec une patate d'enfer. Ça jump et ça slam à tout va. Tout cela est bien sûr communicatif et le public qui paraissait sceptique au départ, se retrouve conquis. Une vraie bouffée d'air dans cette soirée où la part belle est plutôt faite au metal.
On file ensuite vers la scène découverte où Sna-fu a pris place. Peu de monde pour le début de set, le défi est alors de faire son trou et de se faire remarquer. Ca sent le bitume, et les jeunes parisiens envoient leur hard rock, teinté de riffs et de mélodies à la At The Drive-In, le tout porté par un chant screamo. Un mélange détonant qui aura pour effet de petit à petit attirer la foule. Le chanteur a un côté parfois un peu trop « je me la pête », mais au moins il se donne sur scène, et c'est bien là le principal. 45 minutes de bon rock'n'roll malgré une scène pas facile à dompter. Pari réussi !
Pendant ce temps-là, Psykup a déjà commencé depuis quelques minutes. Avec ses trois derniers albums, les toulousains ont acquis une certaine réputation et ça se voit car le pit est blindé. Leur metal barré met à rude épreuve les nuques et les cheveux, le rythme n'arrêtant pas de changer, entre passages calmes et parties hardcore. Pas toujours facile à suivre !

willow
Malgré sa présence sur la petite scène et le nombre ridicule de spectateurs au début de leur set, les Grimskunk faisaient partie des formations que je ne voulais pas manquer ce soir. Quasiment mythique sur la scène punk hardcore canadienne, précurseur d'un groupe comme Vulgaires Machins, Grimskunk commence face à 3 personnes mais envoie quand même le steack. Le son est moins mauvais que pour les autres groupes et le style pratiqué finit de me convaincre, ce que l'on pressentait précédemment. Le clavier (que l'on n'entendait pas d'ailleurs, dommage...) est survolté tandis que la section rythmique assure méchamment et que l'attitude, tout comme les titres bien engagés, sont aux diapasons. Un bon point pour nos amis à la feuille d'érable !
A peine le temps de souffler et retour sur la grande scène pour l'un des gros morceaux de la soirée. Impossible de se tromper sur le prochain groupe quand on voit les roadies de 200 kilos tout en bandana et grosse barbe installer le matos. Venice Beach style, Infectious Grooves arrive et ça promet. Depuis 10 ans, ce projet parallèle de différents membres de Suicidal Tendencies dormait mais la bête revient en pleine forme. Renforcés d'une section rythmique de haute volée (et là je pèse mes mots, les 2 gus ont du filer des complexes à tout le monde devant et derrière la scène), toujours entre le métal et le funk mais avec un touché plus jazz, les Infectious Grooves et Mike Muir ont retourné la salle... Quand on pense que Sick Of It All arrive encore derrière et qu'il est déjà plus d'une heure du matin, la soirée va laisser des traces!

low-ik
1h du mat, déjà 5h de concerts, restait encore 2 groupes et 2h de live, la fatigue commençait à se faire sentir dans les pattes. Et quand Born From Pain branche les guitares pour nous assener son brutal hardcore, on préfère sortir s'aérer les oreilles afin de garder un max de fraîcheur pour la tête d'affiche. Le temps tout de même de voir que le combo ne fait pas dans la dentelle et déchaîne  un bon nombre de furieux encore vitaminés.
Sick Of It All prend alors les commandes du festival pour le dernier show de cette soirée. Ici pas de round d'observation, le groupe commence pied au plancher. Du hardcore à fond les manettes pendant une heure, le guitariste et le bassiste sauteront dans tous les sens comme des dingues, tandis que le batteur caler entre deux murs d'amplis enverra la sauce sans plier. Côté chant, Lou Koller avec sa voix éraillée si caractéristique ne faiblira à aucun moment, haranguant la foule avec une présence et un charisme incroyables ! On se rappelle alors du concert d'Eths, et on s'aperçoit qu'ici le son est nickel. Forcément dans une salle comme Eurexpo, ce n'est pas non plus extraordinaire, mais au moins ça a le mérite d'être carré et propre. Derrière la scène l'entourage du groupe, les organisateurs et les autres participants sont venus en masse se caler et admirer la prestation de Sick Of It All. Dans le pit ça pogote à tout va, et le public reprend en coeur les hymnes du combo new-yorkais, tel que Die Alone ! Le concert se finira sur un bon vieux « Braveheart » des familles. Un show qui en impose, une bonne grosse claque. On sent les mecs s'éclater avec une énorme intensité, tout en restant sérieux et authentique. Franchement respect !
Un festival qui se termine en beauté, 7h de son et des souvenirs plein la tête. On attendra avec impatience la prochaine édition. See you next year !

Report par willow et low-ik. Un grand merci à Eric et Baptiste de Mediatone.

Liens
Site web du Reperkusound
Le Reperkusound sur myspace

Par low-ik, le 15/05/08 à 16:55

Galerie photos (26)

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Commentaires (2)

  • olaf
  • Invité
  • Le 20/05/08 à 12:04

SOIA=ENORME !!!:mad::mad::mad:

  • Fend
  • Invité
  • Le 21/05/08 à 16:04

Merci pour ce live-report les amis ;)
Je vais surveiller la prochaine édition :)

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